L’imposture Deep Green Resistance – Partie 1 : Un réseau méconnu

Publié par Niko_DdL le

Que cellui qui est arrivé en radicalité sans faire d’erreurs de parcours me jette la première pierre.
Comme tout·e un·e chacun·e, mon parcours politique a été émaillé d’affinités avec des mouvements plus ou moins recommandables, et dans cet article (dont la seconde partie arrivera prochainement), je voudrais parler d’un réseau militant que j’ai côtoyé durant plusieurs années, avant de prendre mes distances, puis de m’inscrire en opposition à elleux.

Si j’ai décidé de documenter ce sujet particulier, c’est qu’il existe à ce jour peu de ressources francophones synthétiques le concernant. Or, ce groupe est pour le moins critiquable, en ce qu’il mêle des thèmes dans une dérive que je n’hésiterai pas à qualifier de confusionniste.
J’ose ce terme d’entrée de jeu, car si la démarche revendiquée est « écologiste, radicale et libertaire », la réalité et les tendances idéologiques de fond sont toutes autres. Elle vont plonger dans l’idéologie réactionnaire, et les pratiques autoritaires. Sommes toutes, un verni d’extrême gauche qui cache des idées d’extrême droite, pour ne pas dire fascisantes.
Mais je laisserai le volet de ces tendances de côté pour le moment, et je les compilerai dans le second article.

Car afin d’être synthétique, il est préférable de se pencher en premier lieu sur les acteurices.
Comme le titre l’indique, au coeur de ce réseau se trouve le mouvement Deep Green Resistance (DGR). Mais autour de ce groupe « écolo-radical anti-civilisationnel et technocritique », c’est bien toute une constellation qui gravite.

Disons le tout de suite, mon analyse est située dans le temps ; sur une période qui s’étend de 2015 à 2021. Et il ne s’agit pas d’attaquer les personnes à titre personnel, mais bien de critiquer le coeur de leurs arguments.
Et si je mentionne certain·e·s acteurices dans cet article, leurs positions peuvent avoir évoluées depuis. A tout dire, même si je trouve regrettable de ne pas avoir trouvé trace de leur prises de distances vis-à-vis des positions les plus réactionnaires de DGR à ce jour, c’est tout le mal que je leur souhaite. D’être auto-critiques et de voir leurs positions évoluer à l’avenir sur les sujets les plus confus.

Cet article va donc probablement piquer certaines personnes. Mais le but est avant tout de témoigner de ce que j’ai pu voir ou vivre en les côtoyant il y a quelques années de cela.

Deep Green Resistance : Origin story

Tout commence en 2007, quand la l’écrivaine féministe et écologiste Lierre Keith organise un séminaire militant nommé « Deep Green Resistance: Confronting Industrial Culture ».
Le projet est de réunir des militants écologistes pour discuter de manière théorique et pratique, autour de la notion d’écologie profonde, adossée a des méthodes de luttes radicales.

Lierre Keith

L’écologie profonde, pour la résumer rapidement, consiste à adopter un point de vue propre au vivant, indépendamment de l’utilité que l’environnement ou les êtres qui le composent peuvent avoir pour les êtres humains. Cette vision de l’écologie vise donc à placer la notion de ‘vivant’ au dessus de tout. Je ne ferais pas la critique de cette pensée ici, mais à priori le point de vue me semble assez recommandable dans un monde où les dégâts de la civilisation industrielle sont de plus en plus palpables sur l’environnement.

Le deuxième axe des méthodes de luttes radicales est quant à lui plus explicite. Il s’agit de promouvoir les méthodes d’actions les plus directes pour soutenir la cause en question. Et notamment de créer une continuité tactique allant des méthodes de luttes conventionnelles au plus violentes, tout en prônant une forte culture de la sécurité en interne afin de protéger les militant·e·s les plus impliqué·e·s.

Derrick Jensen


Or donc, il semblerait que le séminaire ait été un succès au moins moral. Si bien que Lierre Keith s’est par la suite associée à Derrick Jensen et Aric McBay pour compiler en 2011 le livre « Deep Green Resistance : Strategy to Save the Planet » regroupant divers textes d’auteurices en droite ligne des deux axes du séminaire. Au coeur de leur ouvrage, la critique de la société industrielle, son insoutenabilité fondamentale, et l’urgence d’une action radicale.

Aric McBay


Suite à ce livre, Keith, Jensen et McBay fonderont rapidement le mouvement Deep Green Resistance, grâce auquel ils organiseront plusieurs événements de formation militantes sur le modèle du week-end d’origine.



Le Partage – Fer de lance de DGR en Francophonie

Nicolas Casaux

Lancé en Décembre 2014, le blog Le Partage est à son commencement une compilation de textes mêlant références anarchistes, appels à la désobéissance civile, critique des mass-médias et apologie situationniste. C’est en février 2015 que son auteur et traducteur, Nicolas Casaux, commence à y retranscrire les écrits que Derrick Jensen produit pour DGR. Et en parcourant les archives du site, on peut largement penser que, pour l’auteur du blog, cette découverte a été un véritable tournant.

Pour ma part, c’est quelques mois plus tard que je découvrirais ce blog. Et je dois bien reconnaître que cette approche radicale a été une bouffée d’air frais dans un environnement d’écologie militante théorique qui me semblait disqualifier trop facilement les approches les plus radicales sous une toise morale que j’estimais assez superficielle et branlante.

Ainsi je découvrais que l’on peut dépasser l’approche individuelle du ‘‘colibrisme’’, entre autres ‘‘pipi sous la douche’’, tout en gardant une perméabilité avec les moyens d’actions les plus violents.

Il semble que je n’ai pas été le seul, et que les traduction des textes de Jensen et consorts aient connu un tel engouement que Casaux s’est lancé dans le projet de traduire le premier livre publié par DGR.

Étendue d’une petite constellation

La traduction de livre sera divisé en deux tomes, dont le premier est publié en Juin 2016 aux Editions Libre. Une toute nouvelle maison d’édition – sans structure légale jusqu’en 2018 01 – dont on peut supposer qu’elle fut fondée afin d’éviter d’éventuels refus d’éditer des ouvrages prônant ouvertement le sabotage d’installations industrielles.
L’éditeur publiera ensuite la seconde partie du même ouvrage, puis les traductions de livres de Derrick Jensen (Zoos. Le cauchemar de la vie en captivité – 2017), de Stéphanie McMillan (Mort au capitalisme ! Livre le coloriages ! – 2017), qui fait partie des auteurices de l’ouvrage de DGR, et l’essai de Peter Gelderloos « Comment la non-violence protège l’État » (2017) , devenu incontournable dans les milieux radicaux (quand bien même il peut être critiquable sur certains partis-pris).
S’en suivront toute une série d’ouvrages, principalement axés sur la thématique de l’écologie radicale, dont le livre d’Aric McBay « Full Spectrum Resistance », en deux tomes qui feront l’objet d’un financement participatif.

https://www.livreshebdo.fr/sites/default/files/styles/article_principal/public/blog/b6edc765f87c56aedc765f87c50eedcv.jpg?itok=zlP9ueSp
Kevin Haddock

Co-fondateur des Éditions Libre avec Nicolas Casaux02, un homme nommé Kevin Haddock 03 qui fera figure de porte parole de Deep Green Resistance France (notamment dans la vidéo que j’avais relayé ici : http://www.le-social.club/conversation-autour-de-lecologie-radicale/ ) , et que l’on trouve systématiquement derrière les stands de ladite maison d’édition quand celle-ci est tolérée sur des soirées ou des événements.

Audrey Vernon

Durant les années qui suivent la création de la maison d’édition, on apercevra notamment Kevin aux côtés de Franck Lepage, avec l’aide duquel il écrira une conférence gesticulée en 2017, mais aussi de l’humoriste Audrey Vernon.
C’est donc sans trop de surprises qu’au fil du temps cette dernière proposera des lectures de textes de Derrick Jensen et Lierre Keith sur sa chaîne Youtube, fera la promotion de livres des Éditions Libre, avant d’y faire publier le texte de son propre spectacle, Billion Dollar Baby.

Mais les accointances ne s’arrêtent pas à quelques individus. Car la critique radicale de la technologie et de la civilisation est un petit milieu. Aussi, le blog Pièce et Main d’Oeuvre sera relayé par celui de Nicolas Casaux.

Plus tard, ce sont les « stagiaires » du podcasts Floraisons qui participeront à la promotion du financement participatif du livre « Full Spectrum Resistance«  avant de relayer certaines des idées de Casaux, pour finir par lui tendre directement le micro. Audrey Vernon sera elle aussi invitée sur le podcast.

La filiation directe avec la branche américaine de DGR est même assumée jusqu’au générique de fin du podcast (utilisé jusqu’en octobre 2021), dont les derniers mots ne sont autres que la conclusion de Lierre Keith, prononcée dans le cadre de la conférence « Earth at Risks« , donnée en 2011 aux côtés de Derrick Jensen. Une conférence notamment sous-titrée en français afin d’être hébergée par la chaîne Youtube de « Le Partage ».

Our planet is dying. Actually she’s been drown and quartered. We’re on a verge of a total biotic collaspe. (…) And that is five hundred million years of evolution gone. We are out of soil, we are out of species and we are out of time. (…) We really need to start thinking like a serious resistance mouvement. Because this is a war ! I know it’s been going on ten thousand years, it feels like daily life. The lights are on, the cupboards are full, but this is a war. And if anyone is left to look back a hundred years from now, they are going to wonder : « What the fuck was wrong with us, that we didn’t fight like hell when our planet was going down? Now you love something, nor you wouldn’t be here… What ever you love, it is under assault. Love is a verb. We’ve got to let that love call us to action. 04

Lierre Keith – Earth at Risks 2011
Lorenzo Papace

Parmi les fondateurices de ce podcast, Lorenzo Papace, créateur qui avait eu un succès d’estime pour sa chaine Youtube de vulgarisation anarchiste « L’école du chat noir« .
Un projet on ne peut plus accessible, mais non-moins onirique et militant jusqu’au bout des griffes, qu’il abandonnera pour privilégier les émissions de Floraisons.

Enfin, c’est la militante féministe radicale Ana Minsky, notamment autrice sur les blogs « Boucherie Abolition » et « Les Ruminant-e-s« , qui se joindra publiquement à DGR. Une arrivée pour le moins surprenante pour qui aura pu lire les moqueries répétées de Casaux au sujet de l’écriture inclusive, que Minsky utilise pourtant de longue date.

Des satellites tournés vers… le vide.

Gravitant autour de cette constellation, se trouve évidemment un petit groupe de personnes plus ou moins actifves sur les réseaux sociaux.
Je me passerai de les lister puisqu’il il n’y a aucun intérêt à doxxer des anonymes, mais en fréquentant ce réseau plusieurs années, j’ai pu identifier une petite vingtaine de personne réellement actifves sur les internets.

Un réseau qui s’est constitué sur le temps long, notamment de 2016 à 2020, via divers groupes Facebook, et dont des membres plus ou moins identifiés administrent des pages dont la plus pérenne est probablement celle intitulée Memes Anticivilisationnels pour une autogestion postcapitaliste.

Mais ce que j’ai pu observer de réseau c’est qu’il est composé de membres dont je trouve la sociologie intéressante à souligner (avec toute la subjectivité que cette observation peut contenir) :

  • En premier lieu, ils ont la particularité de souscrire aux thèses de Keith, Jensen et Casaux d’une manière assez dogmatique tant la critique de leurs texte est rare. Je pourrais même dire ‘aveugle’, puisque n’ai jamais vu de telle critique de leur part ; bien au contraire.
  • Ce sont des personnes toutes socialement situées, composé d’une large majorité d’hommes, tous blancs (!). En outre, s’ils disposent d’un capital culturel relativement intellectualisant, à l’instar d’un capital financier de classes moyennes, leur capital social est quant à lui assez limité en ce qu’ils ont une vie des plus discrète (ce n’est pas un jugement).
  • Leur implication politique et militante, elle, se limite souvent à cette forme de militantisme via les réseaux sociaux, ainsi qu’à la cause de l’écologie radicale. Parfois conjugué avec une cause plus ou moins connexe (féminisme, décolonialisme, anti-spécisme).
  • Enfin il est à préciser que ce sont également des militants qui ne se connaissent que via internet, avec très peu de connexions entre eux sinon via ce réseau militant. Et encore… Parler de réseau militant est un grand mot puisque, pendant des années et jusqu’à ce que j’en sois expulsé, le point névralgique de ce réseau a été une discussion commune sur Facebook Messenger. Une discussion dont Kevin Haddock était l’administrateur, et dans laquelle il catapultait les membres d’une manière aussi soudaine qu’arbitraire. Ainsi, de la même manière que mes petits camarades, je me suis vu y être ajouté du jour au lendemain sans aucune forme de préambule. Mais comme à cette époque j’étais moins aguerri sur les relations dysfonctionnelles et que je soutenais la cause en question, je n’y ai pas tellement vu de problème. Aujourd’hui, j’y verrais un signe très alarmant.

Quant à illustrer leur expérience militante de terrain, je ne résiste pas à l’envie de relater deux anecdotes :

  • A l’occasion de la manifestation parisienne du premier mai 2019, les organisations écologistes radicales ont organisées leur propre cortège, en commençant notamment par une manifestation préambule à la manifestation traditionnelle.
    Cette manifestation préambule se déroulant sur le trajet de la manifestation traditionnelle, la première devait rejoindre la seconde par l’avant ; plaçant logiquement les écolos-radicaux en cortège de tête pour la suite.
    N’importe qui ayant un minimum de culture des manifestations saura que, au moins depuis 2016, ce n’est pas un placement anodin.
    Inévitablement, le cortège de tête s’est agité avant même que la manif ne commence. Et les camarades en questions subirent la répression policière, et furent noyés sous les gaz-lacrymogènes. Le terme noyé est de circonstances puisque même le cortège syndical en fit les frais – Phillipe Martinez y compris, et que le vent charia les gaz sur les manifestants sur plusieurs centaines de mètres.
    Par la suite, ces mêmes militants se retrouvèrent au niveau de l’hôpital de la Pitié-Salpétrière alors que la répression s’abattait encore violemment sur le cortège. Ils étaient donc au premières loges pour assister aux événements qui ont déclenché la soit-disante invasion de casseurs dans l’enceinte de l’hôpital.
    Toutefois, n’importe quel militant habitué aux cortèges de tête dirait que ça fait partie du risque de cette situation : manifestation parisienne + cortège de tête + début ou fin de parcours = Zbeul et lacrymos.
    Et pour des militants prônant le sabotage d’installations industrielles, on n’en attendrait pas moins. Mais bien au contraire, quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre que les militant en question, tout radicaux qu’ils soient, furent choqués par un tel déferlement de violence de la part des forces de l’ordre… Je ne suis pas partisan de la prime à la manif’ sauvage, donc admettons.
  • En Août 2019, un camp estival a également été l’occasion pour certains de se rencontrer autour d’un petit séminaire sur le thème de l’écologie radicale. Un événement autogéré sur plusieurs jours, en camping autour d’un lieu accueillant conférences, diffusions et formations…
    Malheureusement, une organisation militante n’émerge pas spontanément en regroupant arbitrairement des primo-militants en camping sauvage, avec pour consigne de faire de l’autogestion hors-sol.
    Et je laisserai à votre imagination le soin vous faire une idée du tableau qui peut émerger d’un tel énoncé sous un orage estival de Bretagne… Un fiasco.

Alors qu’attendre d’une telle base militante, sinon relayer sur les réseaux sociaux des pamphlets qui se limitent à leur seule portée ? Pour ma part, je leur souhaite au moins de s’organiser pour réaliser des actions concrètes. Mais je dois bien reconnaitre que l’affaire est mal engagée. Et je doute fort que la structure interne de DGR-France, verticale à souhaits et aussi opaque que la poix, ne leur apporte quoi que ce soit en ce sens…

Pour me fendre d’un commentaire personnel (que j’assume comme tel) je dois reconnaître qu’il m’est très dur de ne pas taxer ces membres de militants immatures confit dans un confort tout à fait petit bourgeois, et bien peu enclins à prendre les risques qu’ils prônent sur les réseaux sociaux.
Car pour les avoir côtoyé, je n’ai pas non-plus souvenir d’en avoir vu un seul s’être impliqué dans quelque autre mouvement revendicatif que ce soit. Et encore moins au delà des débats sur Facebook ; ceci expliquant à mon avis la teneur des anecdotes que j’illustrais juste au-dessus.

La montagne qui accouchait d’une souris ?

Mais que l’on ne s’y trompe pas !
Je considère que le militantisme en ligne est important (cet article en est une forme, après tout), et le but de cette critique n’est pas d’ériger l’action de terrain au pinacle. Cependant je reste assez convaincu que, sans un minimum d’approche matérialiste et sociale, et tant qu’à faire un tant soit peu au contact des populations/personnes concernées, le militantisme en ligne est à la subversion ce qu’une boite à musique est à l’opéra : une ritournelle extrêmement ramassée, qui peut faire plaisir à écouter, mais qui tourne vite en rond sur elle même et sonne un peu creux.

Or, au motif d’une cause écologique dont la finalité est très supérieure aux enjeux sociaux, puisqu’il s’agit de militer pour « le vivant », ces militants se gardent visiblement bien d’avoir une vue politique et sociale d’ensemble.
Il y a bien quelques causes qui font exception, en ce qu’ils y trouvent des liens avec leur cause principale. Mais ils ne s’y impliquent que superficiellement, et d’une manière qui est, elle aussi, pour le moins critiquable ; ce que j’aborderais dans le second volet de cet article. Teasing, mon amour !

Mais, de fait, il se gardent totalement des implications matérielles et militantes qu’une cette vision matérialiste et sociale pourrait induire. Ils n’apprennent donc pas à organiser leur militantisme, et encore moins à militer (car, oui… ça s’apprend).

Ce sont donc bien les contours de l’imposture que l’on aperçoit ici.
Faute d’une véritable structure et de véritable implication matérialistes ou même matérielles, DGR-France est une coquille relativement vide et qui ne mène à rien. Au mieux elle met quelques personnes en lumière sur des enjeux moraux absolus (le « vivant » régulièrement placardé comme tel). Mais la posture qui se veut radicale ne survie pas à la sortie de son bain de théorie pure.
DGR-France est tout simplement incapable de défendre la cause qu’elle revendique. Structurellement et matériellement.

Sous le verni ronflant de son site internet, on pourrait trouver que le portrait de DGR-France est pour le moins guignolesque. Mais il y a d’autres enjeux qui font tout l’intérêt de la documentation que j’entame ici.
Car si anodine que soit cette boite à musique, sa mélodie a bel et bien un impact. Et cette coquille vide sert de caisse de résonance à des idées confusionnistes au sein des milieux écologistes et radicaux.
Ce qui est non-seulement quelque chose de bien plus pernicieux, mais aussi bien plus préjudiciable.

La seconde partie de cet article mettra les mains dans ce cambouis, en analysant la mécanique et les perspectives de ces idées. Et s’il me semblait important de décrire les contours de la constellation DGR-France, c’est bien pour entamer le coeur d’une critique beaucoup plus politique.

A suivre…

Niko_DdL
Juillet 2022

  1. https://www.societe.com/societe/editions-libre-838398410.html[]
  2. Si Kevin Haddock est identifié comme tel, Nicolas Casaux ne l’est jamais. Mais en tant que traducteur des ouvrages cités, publiés à une période où la maison d’édition n’avait pas de structure légale, tout porte à croire qu’il le soit. Il dit d’ailleurs lui-même qu’il est à l’origine de la création de ces éditions dans cette interview publiée en Février 2022 sur la chaîne Youtube Hic & Nunc (Timecode 1:27:03). []
  3. https://fr.linkedin.com/in/kevinhaddock[]
  4. Traduction : Notre planète est mourante. En réalité, elle a été noyée et écartelée. Nous sommes au bord d’un effondrement biologique total. (…) Et ça représente cinq million d’années d’évolution disparues. Les terres fertiles disparaissent, les espèces disparaissent, notre temps disparait. (…) Nous devons vraiment commencer à penser comme un mouvement de résistance sérieux. Car il s’agit d’une guerre ! Je sais que ça dure depuis des milliers d’année, ça semble être notre quotidien. Les lumières sont allumées, les placards sont pleins, mais il s’agit d’une guerre. Et s’il reste qui que ce soit pour regarder en arrière dans cent ans, ils se demanderont : « Qu’est-ce qui n’allait pas chez nous pour que nous ne nous battions pas comme des diables pendant que notre planète s’effondrait ? » Vous aimez quelque chose, sinon vous ne seriez pas ici… Et quoi que vous aimiez, cela subit un assaut. L’amour est un sentiment. Nous devons laisser cet amour nous pousser à l’action. []

5 commentaires

ion · 27 juillet 2022 à 22 h 20 min

Intéressant article. Je vois leur posts/liens passer de temps en temps. Ça me semble parfois bien théorique, et vu leur portrait ici, c’est pas si étonnant.
A ajouter peut-être : Boucherie Abolition, pour les gens qui ne connaissent pas, est salement transphobe.

zazie · 2 août 2022 à 10 h 55 min

Salut l’auteurice de cet article, il y a des chances pour qu’on se soit croisés… envoies moi un mail ?

    Niko_DdL · 2 août 2022 à 16 h 13 min

    Je confirme, Zazie. Nous avons bel et bien été en contact à une époque. 😉

Minski · 2 août 2022 à 11 h 36 min

Salut, pour info, je n’écris pas pour « Boucherie Abolition » et cela fait un an que je ne suis plus dans DGR. En vérité, ce qui m’intéressait c’était d’apporter une critique des techniques, critique féministe bien sûr, et en m’appuyant sur mon travail d’archéologue, C’était plutôt la critique via le partage qui m’intéressait. Je me suis retrouvée dans DGR, et dans une position qui ne me correspondait pas du tout, un peu malgré moi. Certaines personnes peuvent en témoigner, je passais mon temps à dire que j’allais quitter DGR 🙂 Bref, j’ai eu de l’amitié pour Casaux, ce qui a beaucoup joué dans mon investissement. Je pense par contre aujourd’hui que Casaux est un imposteur. Je réfléchis à écrire sur toute cette expérience. Je ne suis pas primo-militante, j’ai participé à beaucoup de manifs et ce depuis de nombreuses années. La violence policière, je la connais bien. Par contre, les collectifs militants ça n’a jamais été trop mon truc, alors j’aimerais bien comprendre comment j’ai pu me faire avoir comme ça et comment cela agit aussi sur nous. Les tendances fascistes de DGR, nous sommes un certain nombre à les avoir vu assez rapidement, on a cru qu’on pourrait changer ça. La communication virtuelle ne facile ni les échanges ni la compréhension. J’ai trouvé ce dossier pas mal pour essayé de comprendre aussi certaines choses, que je suis pas sûre d’avoir encore vraiment compris mais ça c’est un autre sujet : https://framablog.org/2021/07/09/quand-le-militantisme-deconne-injonctions-purete-militante-attaques-1-8/

    Niko_DdL · 2 août 2022 à 16 h 14 min

    Merci de ces précisions, Ana. 🙂
    En effet, l’article de FramaSoft/Hacking Social est tout à fait pertinent ici.

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